Remarks of Ambassador Rivkin at the Fourth of July Garden Party
Thursday, July 7, 2011, Ambassador's Residence, 8.00 pm
Messieurs les Ministres,
Mesdames et Messieurs les Députés,
Mesdames et Messieurs les Sénateurs,
Mesdames et Messieurs les Ambassadeurs,
Messieurs les Généraux et les Amiraux,
Mesdames et Messieurs,
Distinguished guests and friends:
Happy Fourth of July, everyone!
We hope you enjoy the theme of this year’s event- California Caché- a little bit of “home away from home” for us Rivkins.
It’s an honor for my wife Susan, my son Eli and me to have all of you here tonight to celebrate America’s Independence Day.
Thank you to our very special guest, world-renowned soprano Renée Fleming, for this stirring performance of “America the Beautiful.”
Renée, you transported us across the Atlantic!
And now, in celebration of our national holiday, I would like to do the same by taking all of you back to where it all began: Philadelphia, the
summer of 1776.
Oui, c’est à Philadelphie que tout a commencé.
Ce 2 juillet 1776, après plusieurs semaines de débats, le Congrès vient d’entériner le principe de l’indépendance.
Puis tout s’enchaîne très vite avec l’adoption, deux jours plus tard, du texte final d’une déclaration.
C’est l’acte de naissance des États-Unis — l’âme de l’Amérique.
Mais c'est la France qui occupe alors les esprits.
Sans elle, sans son appui, qu’adviendra-t-il des chances de survie de ce tout nouveau pays ? Quelle valeur aura cette déclaration ?
Ses auteurs le savent mieux que quiconque : l’indépendance passe par une alliance avec la France.
C’est à eux que revient cette tâche !
Des cinq rédacteurs de la Déclaration d’Indépendance, quatre seront envoyés à Paris pour y nouer des liens qui unissent nos deux pays jusqu'à aujourd’hui.
Parmi eux, il y a Thomas Jefferson.
De retour en Virginie, le futur président des États-Unis continue de suivre de très près ce qui se passe en France.
Lorsqu’il découvre l’œuvre de Montesquieu, Jefferson est immédiatement conquis par le philosophe français et par la force de son raisonnement.
Il recopie alors vingt-sept pages de L’Esprit des lois dans son journal.
C’est dans ces pages que l’on trouve les fondements de la pensée politique du futur auteur de la Déclaration d’Indépendance.
Plusieurs années plus tard, c’est au tour de La Fayette de présenter son projet à l’Assemblée constituante.
Dans celle qu’il qualifie de « Déclaration européenne des droits de l'homme et du citoyen », on décèle cette fois l’empreinte de son ami Jefferson.
Ces grands hommes nous ont quittés depuis bien longtemps.
Mais leur esprit, lui, est bien vivant.
C’est cette farouche volonté pour nous, Français et Américains, d’être indépendants, de refuser la fatalité et les inégalités — de voir le monde, non pas tel qu’il est, mais comme il devrait être.
Dans une lettre concernant la Révolution française qu’il adresse à un ami américain, Jefferson écrit : “This ball of liberty is now so well in motion that it will roll round the globe.”
Maintenant que la balle de la liberté est en mouvement, elle va faire le tour du globe.
Ce vent de démocratie souffle aujourd’hui sur le monde arabe.
Là aussi, la balle de la liberté continuera à rouler tant que les peuples ne seront pas maîtres de leur propre destinée.
Français et Américains sont bien placés pour le savoir.
Voilà pourquoi ce qui se passe de l’autre côté de la Méditerranée nous touche au plus profond de nous-mêmes.
Ces moments de communion sont rares — trop rares pour les laisser passer sans en saisir les opportunités.
Il y a bientôt dix ans, le monde s’était réuni dans des circonstances différentes.
Je me rappelle encore la Une du journal Le Monde au lendemain des attentats du 11 Septembre où l’on pouvait lire : Nous sommes tous Américains.
Aujourd’hui, nous sommes tous Tunisiens ; nous sommes tous Égyptiens.
Français et Américains continueront d’être aux côtés de tous ceux qui, partout dans le monde, aspirent à une plus grande liberté et à un avenir synonyme de stabilité, de prospérité et de paix.
Nous parlons plusieurs langues, mais n’avons qu’un seul langage — le langage universel de l’aspiration humaine.
Cette aspiration a fait la force de la France et des États-Unis.
C’est la volonté d’aller toujours de l’avant pour toujours plus de liberté et d’égalité, quels que soient ses origines, son milieu social ou sa religion.
Bien sûr, nous ne sommes pas parfaits !
Le chemin de la démocratie est long et difficile.
Il y a tout juste cent cinquante ans, les États-Unis se livraient une guerre fratricide pour se débarrasser de l’esclavage.
Et il existe aujourd’hui encore des inégalités au sein de nos sociétés contre lesquelles nous devons lutter.
Mais cette soif de liberté et d’égalité, liée à notre diversité, fait notre force ; elle définit qui nous sommes.
Dans un monde de plus en plus petit et interdépendant, l’exemple de la France et des États-Unis — de l’amitié qui les lie — démontre qu’il est possible d’être unis par nos idéaux au lieu d’être divisés par nos divergences.
C’est là le message fondamental défendu par le président Obama aussi bien sur le plan interne qu’international.
C’est ce qui a permis à la Déclaration d’Indépendance de voir le jour.
C’est aussi ce qui est à l’origine de la Déclaration des droits de l'Homme et du citoyen de 1789.
C’est l’esprit qui animait nos fondateurs — la tâche qu’ils nous ont confiée pour que nous continuions, ensemble, à construire une démocratie aussi juste et porteuse d’espoir qu’ils l’avaient imaginée.
Cette démocratie, nous en sommes les gardiens et les transmetteurs à la fois.
C’est un monde dans lequel la France et les États-Unis considèrent la technologie comme un outil, pas une fin en soi ; le terrorisme un fléau, pas une idéologie ; la démocratie une opportunité, pas une menace ; et l’avenir l’espoir, pas la peur.
C’est un monde sans Ben Laden, où les terroristes n’ont plus aucun endroit où se refugier ; un monde sans tyrans, où les populations peuvent librement réaliser leurs aspirations ; mais aussi un monde sans barrières, où les succès des uns ne se réalisent pas aux dépens de ceux des autres.
C’est le monde que nous voulons laisser à nos enfants — celui où nous nous montrons à la hauteur de leurs attentes, fidèles aux principes des textes fondateurs de nos deux pays.
Vive la France et vive les États-Unis and may God bless the United States of America.
Happy Fourth of July, everyone!
[APPLAUSE]
Merci du fond du cœur !
Thank you very much.
We have more surprises in store for you this evening.
The next one is sure to please all the “Glee” fans out here tonight.
“Glee” is one of the most popular shows on American television, and these talented singers are becoming a global phenomenon.
Michelle Obama invited them to sing at the White House.
And now, we’re very happy to have them perform at the American Ambassador’s Residence.
Ladies and gentlemen, from the cast of the award winning TV show “Glee,” Kevin McHale and Jenna Ushkowitz.
END